Profil
Martin Tajmar
Professeur et titulaire de la chaire de systèmes spatiaux, Institut d’ingénierie aérospatiale, TU Dresden
Tajmar développe la propulsion spatiale électrique et miniaturisée ainsi que des balances de poussée de précision. Avec ses collaborateurs, il teste des mécanismes de propulsion proposés et distingue les signaux de force de la dérive thermique et des interactions électromagnétiques. Leurs mesures de l’EMDrive utilisaient un double pendule contrebalancé et des batteries embarquées ; aux fréquences testées, aucune poussée anormale supérieure à la force photonique classique équivalente à la puissance fournie n’a été détectée.
Affiliations
- Technische Universität Dresden
Identifiants
- orcid 0000-0002-7406-7588
Canaux
Bibliographie
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Entrées bibliographiques publiées: 4. Affichage 1–4 sur 4.
Ouvrage cité dans la bibliographie
Publication scientifique · 2003
Gravitomagnetic field of a rotating superconductor and of a rotating superfluid
- M. Tajmar(Auteur)
- C.J. de Matos(Auteur)
Martin Tajmar et Clovis de Matos quantifient une impulsion canonique étendue incluant l’entraînement gravitationnel, et l’appliquent à des supraconducteurs et superfluides annulaires en rotation. Le point de départ est l’effet Barnett, où la rotation aimante un matériau, ainsi que son analogue gravitationnel en relativité générale en champ faible. Les mesures du flux magnétique dans des supraconducteurs en rotation divergent des prédictions établies sans terme gravitomagnétique, et les auteurs se demandent quelle part de cet écart ce terme explique. Pour les superfluides neutres en rotation, les effets d’entraînement déduits des données sur les supraconducteurs resteraient noyés dans le bruit expérimental actuel. Ils proposent de mesurer le couple qu’un tel champ exercerait sur un gyroscope en rotation, une expérience jamais réalisée.
Ouvrage cité dans la bibliographie
Publication scientifique · 2007
Measurement of Gravitomagnetic and Acceleration Fields around Rotating Superconductors
- Martin Tajmar(Auteur)
- Florin Plesescu(Auteur)
- Bernhard Seifert(Auteur)
- Klaus Marhold(Auteur)
Tajmar, Plesescu, Seifert et Marhold poursuivent leur proposition selon laquelle un supraconducteur en rotation produit, outre son moment de London, un fort champ gravitomagnétique qui expliquerait une augmentation apparente de masse des paires de Cooper du niobium. Un champ semblable découle de la relativité générale combinée à la quantité observée d’énergie noire. Ils ont construit une installation pour mesurer de faibles champs d’accélération et gravitomagnétiques près d’un supraconducteur en rotation et accélération rapides. Les mesures sur le niobium montrent de premiers signes à un facteur 2 près de leur prédiction, et les sources d’erreur possibles sont examinées. Si ce moment de London gravitomagnétique existe, des champs d’accélération pourraient être produits en laboratoire.
Ouvrage cité dans la bibliographie
Publication scientifique · 2005
Gravitomagnetic London moment and the graviton mass inside a superconductor
- C.J. de Matos(Auteur)
- M. Tajmar(Auteur)
Clovis de Matos et Martin Tajmar utilisent la forme de Proca de l’électromagnétisme et du gravito-électromagnétisme pour établir les propriétés magnétiques et gravitomagnétiques d’un supraconducteur en rotation. Un supraconducteur expulse les champs magnétiques et, en rotation, produit un champ magnétique appelé moment de London. Le diamagnétisme parfait comme le moment de London découlent de la masse acquise par le photon dans le supraconducteur. Par analogie, leur proposition pour résoudre l’anomalie de masse des paires de Cooper rapportée par Tate s’explique par une masse du graviton dans le supraconducteur différente de sa valeur cosmologique. Pour le niobium, la masse de graviton requise est d’environ 10^-55 kg, 14 ordres de grandeur au-dessus de la limite dans le vide, de même que la masse du photon est fortement accrue dans un supraconducteur par le mécanisme de Higgs.
Ouvrage cité dans la bibliographie
Publication scientifique · 2021
High-accuracy thrust measurements of the EMDrive and elimination of false-positive effects
- M. Tajmar(Auteur)
- O. Neunzig(Auteur)
- M. Weikert(Auteur)
M. Tajmar, O. Neunzig et M. Weikert testent l’EMDrive, un propulseur sans propergol proposé où des micro-ondes dans une cavité conique fermée produiraient au moins 1 mN/kW de poussée. La chaleur, la charge mécanique et les forts courants peuvent créer des artefacts semblables à une poussée. Ils ont construit une balance à double pendule inversé et contrebalancé qui élimine l’essentiel de la dérive thermique, et alimenté le dispositif par sa propre batterie pour éviter les interactions par les traversées. Sur une large bande de fréquences comprenant plusieurs résonances et modes, ils n’ont trouvé aucune poussée, ce qui limite toute poussée anormale sous la force du rayonnement classique à puissance égale. Le résultat impose des limites strictes à toutes les théories proposées et exclut les résultats d’essais antérieurs d’au moins deux ordres de grandeur.